Le Printemps de Sbeïtla (18-22 mars)

L'appel de Grégroire : l'héritage byzantin ressuscité


Concilier les Tunisiens avec leur passé relève d'un travail de mémoire Sufetula, siège de l'empire byzantin construit sur les vestiges du vaste legs romain, puis vandale, a connu au cours du VIIe siècle un christianisme florissant sous le règne de Patrice Grégoire.
Citadelle byzantine par excellence, Sbeïtla s'ennorgueillit d'un riche patrimoine archéologique, témoin d'un héritage culturel matériel et immatériel de grande valeur.

De 533 à 672, elle a été la forteresse imprenable des Byzantins en Afrique, avant l'arrivée des Arabes et l'expansion de l'Islam, ainsi qu'une redoutable concurrente de Constantinople, fondée sur le site de Byzance, siège de l'empire chrétien gréco-oriental, héritier de l'empire romain. Fière de ses origines ataviques, Sbeïtla se prépare à fêter, du 18 au 22 mars, le printemps de la vie, celui des arts de la steppe, propre à cette région.

L'actuelle édition, la septième, s'est choisie pour manifeste, l'appel de Grégoire, un document qui expose clairement les choix de l'Association founoun Sufetula et qui rend compte des orientations de son action et du message de paix, d'amour et d'ouverture transmis par cet appel. La même édition se distingue des précédentes par une participation étoffée de pays : Algérie, Maroc, Libye, Sénégal, Bulgarie, Italie, Russie et France.

Musique, danse, arts plastiques, poésie en français et en arabe, céramique, photographie, vidéo, tag, multimédia, etc. sont à l'honneur et bénéficieront d'ateliers dirigés par des spécialistes. Toutes les manifestations auront lieu dans le parc archéologique, riche en monuments, tels le théâtre antique, le forum, la basilique, les thermes romains, le sanctuaire du citoyen inconnu qui constituent l'authentique richesse patrimoniale de Sbeïtla.

Par ailleurs, la VIIe édition sera marquée par la présence d'une figure de proue du cinéma, de la télévision et du théâtre arabes, la Syrienne Mouna Wassef, l'inoubliable Hind du Message, la version arabe de Mustapha Al Akkad. Il y aura également divers poètes maghrébins, parmi les plus connus, dont les Tunisiens Salwa Rached, Leïla Zenaïdi, Taïeb Chelbi, les Algériennes Hanine Omar et Lamis Saïdi, les Libyens Najoua Achour et Slaheddine Ghazali et le Marocain Tah Adnan.

Les arts plastiques seront présents à travers l'Irakien Ali Reza, la Russe Tatiana Kudrya, les Tunisiens Ramzi Derouiche et Souheir Rachedi, et les Français Cedric Dordevic et Patricia Natale.

©La Presse.tn | Adel LATRECH La source

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